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différents types de contraception hormonale

Bien choisir sa contraception hormonale - Guide complet

Pilule, implant, patch, anneau... Les options de contraception hormonale ne manquent pas. Mais comment s'y retrouver parmi toutes ces méthodes ? D’autant plus que chacune a ses spécificités, et ses effets sur votre corps. Alors pour vous aider à faire le bon choix, sans risquer une grossesse non désirée, Mademoiselle Culotte vous propose son guide 


Quels sont les différents types de contraceptions hormonales ?


La pilule contraceptive


La pilule reste la star des contraceptifs hormonaux. Même si son utilisation recule au profit du stérilet au cuivre, elle reste utilisée par 26,8 % des Françaises. Ce succès s’explique par sa simplicité d’utilisation (un simple comprimé à prendre quotidiennement) et son efficacité redoutable. 

En plus, vous avez le choix, car elle se décline en deux versions : 

  • La pilule combinée qui associe œstrogène et progestérone : vous devez prendre le comprimé pendant 21 jours, puis arrêter 7 jours avant de reprendre. 
  • La pilule progestative qui ne contient qu'une seule hormone : il suffit de la prendre en continu. Et en bonus, vous n’aurez pas vos règles ou peu. 

Niveau fonctionnement, cette méthode de contraception hormonale empêche l'ovulation, épaissit la glaire cervicale pour bloquer les spermatozoïdes et amincit l'endomètre. Résultat : des règles généralement moins douloureuses et moins abondantes. 

Le petit bémol, c'est qu'il faut y penser tous les jours à la même heure. Mais une fois le réflexe pris, c'est du tout cuit !


L'implant contraceptif


Voici une solution pour celles qui en ont marre de la routine quotidienne. L'implant se présente sous la forme d'un petit bâtonnet flexible de la taille d'une allumette, inséré sous la peau du bras par un professionnel de santé. Une fois en place, il diffuse des hormones progestatives pendant trois ans. Fini les oublis et la charge mentale au quotidien. 

Cependant, il apporte quelques effets secondaires, notamment au niveau de vos règles. Dans les premiers mois, vous pourriez observer des saignements irréguliers et imprévisibles. Après un an environ, beaucoup de femmes n'ont plus du tout leurs règles. C'est normal et sans danger, mais pensez à garder vos culottes menstruelles à portée de main pour gérer ces variations !


Le patch contraceptif


À l’image des patch anti-tabac qui vous empêchent de fumer, le patch contraceptif vous empêche de tomber enceinte. Comment ? En diffusant des hormones œstroprogestatives directement dans votre circulation sanguine. Pour ce faire, il vous suffit de coller ce timbre transdermique sur la peau (bras, ventre, épaules, bas du dos). Attention tout de même aux zones exposées au soleil et évitez la poitrine pour le coller. 

Son mode d'emploi est simple : un nouveau patch chaque semaine pendant trois semaines, puis une semaine de pause. Un peu comme la pilule combinée, sauf que le changement n’est plus quotidien, mais hebdomadaire. En plus, vous n'avez pas besoin de rendez-vous médical pour le poser, contrairement à d'autres méthodes de contraception hormonale longue durée. 

Niveau efficacité, le taux de réussite est de 99,7% en théorie. Mais dans la pratique, il descend à 92% à cause des oublis de changement ou des décollages. 


L'anneau vaginal


L'anneau vaginal est un petit cercle souple et transparent à insérer dans le vagin, comme un tampon ou une cup menstruelle. Une fois en place, vous l'oubliez complètement pendant trois semaines ! Il diffuse localement des hormones œstroprogestatives qui sont absorbées par la muqueuse utérine. Après ces trois semaines, vous le retirez pendant une semaine, période pendant laquelle vos règles arrivent. C'est durant cette pause que beaucoup de femmes redoutent les oublis de remise en place du nouvel anneau. 

Et rassurez-vous, l'insertion et le retrait sont assez simples. Mais cela peut nécessiter un petit temps d'adaptation.


contraception hormonale choix

 

Le stérilet hormonal


Le DIU hormonal, c'est la solution longue durée par excellence. Ce petit dispositif en forme de T mesure seulement 3 à 4 centimètres et se place directement dans l'utérus par un gynécologue ou une sage-femme. Une fois installé, il peut rester en place entre 3 et 5 ans selon le modèle. Tout au long de cette période, il diffuse localement des hormones progestatives. 

C'est l'idéal pour celles qui veulent une contraception "pose et oublie" sur plusieurs années, sans se soucier de la prise quotidienne ou des changements réguliers.

Mais le revers de la médaille, ce sont des débuts un peu chaotiques avec des saignements légers et irréguliers. Mais après quelques mois, votre corps s'habitue à cette nouvelle contraception hormonale. Mieux encore, les règles deviennent ensuite plus légères (moins abondantes, moins longues et parfois moins douloureuses). 


L'injection contraceptive


Ce mode de contraception hormonale nécessite une piqûre intramusculaire dans le bras ou les fesses. Une fois injecté, il diffuse des progestatifs à action prolongée pendant trois mois. L'avantage, c'est l'efficacité de 99,7% et l'absence totale de contrainte au quotidien. Mais attention, car lorsque le progestatif injectable a pénétré votre corps, il est impossible de faire marche arrière. Si vous ne supportez pas les effets secondaires, il faudra attendre l'élimination complète des hormones de votre organisme, soit environ trois mois. 

C’est la raison pour laquelle cette méthode est à la fin de la liste. Elle n’est recommandée qu’aux femmes ne pouvant pas utiliser d'autres contraceptifs, car elle présente de nombreuses contre-indications. 


Encore des doutes sur le choix de la contraception ? Voici un tableau récapitulatif 

Méthode

Type d'hormones

Efficacité

Durée d'action

Fréquence d'utilisation

Impact sur les règles

Avantages

Inconvénients

Pilule combinée

Œstrogène + Progestérone

99,7% (théorie) 92% (pratique)

Quotidienne

Tous les jours

Moins douloureuses et abondantes

Simple d'utilisation, réversible

Risque d'oubli, 

Pilule progestative

Progestérone seule

99,7% (théorie) 92% (pratique)

Quotidienne

Tous les jours en continu

Disparition

Simple d'utilisation, réversible

Risque d'oubli, spotting possible

Implant

Progestérone seule

99,9 %

3 ans

Pose unique

Irrégulières puis disparition

Aucune contrainte quotidienne

Saignements imprévisibles, non réversible immédiatement

Patch

Œstrogène + Progestérone

99,7 % (théorie) 92% (pratique)

Hebdomadaire

1 patch/semaine × 3 semaines

Moins abondantes et douloureuses

Pas de prise quotidienne

Risque de décollement, visible

Anneau vaginal

Œstrogène + Progestérone

99,7 % (théorie) 92% (pratique)

3 semaines

3 semaines en place, 1 semaine de pause

Moins longues et douloureuses

Pas de prise quotidienne

Risque d'oubli de changement, insertion à prendre en main

Stérilet hormonal

Progestérone seule

99,8 %

5 ans en moyenne

Pose unique

Très légères voire disparition

Longue durée, action locale

Pose par professionnel, saignements initiaux

Injection

Progestérone seule

99,9 % (théorie) 97% (pratique)

3 mois

Injection trimestrielle

Moins abondantes, rythme imprévisible

Aucun oubli possible

Non réversible pendant 3 mois, nombreuses contre-indications


Quels sont les effets de la contraception hormonale ?


La contraception hormonale, c'est un peu comme appuyer sur le bouton "pause" de votre cycle naturel. 


Les effets positifs 


En diffusant des hormones de synthèse dans votre organisme, elle va perturber le fonctionnement habituel de vos ovaires pour empêcher l'ovulation. Mais cette intervention ne se limite pas à bloquer la libération de l'ovule. 

Ces hormones vont également épaissir votre glaire cervicale, créant une barrière presque infranchissable pour les spermatozoïdes. En parallèle, elles amincissent l'endomètre, cette muqueuse qui tapisse l'intérieur de votre utérus. Résultat : même si par miracle un spermatozoïde parvenait à féconder un ovule, celui-ci aurait beaucoup de mal à s'implanter correctement.

Au niveau de vos règles, les changements sont souvent les bienvenus. La plupart des femmes constatent des menstruations moins douloureuses, moins abondantes et plus courtes. C'est d'ailleurs pour cette raison que la contraception hormonale est parfois prescrite pour traiter les règles hémorragiques ou l'endométriose. Cependant, il ne s'agit plus de vraies règles, mais d'hémorragies de privation qui sont déclenchées artificiellement par la chute hormonale.


Les effets secondaires négatifs


À côté de ces effets positifs, les bouleversements hormonaux s'accompagnent souvent de quelques désagréments. Vous pourriez ressentir des nausées, des maux de tête, une sensibilité mammaire accrue, des sautes d'humeur, une prise de poids, une baisse de libido ou de la sécheresse vaginale. Dans de rares cas, il existe un risque thromboembolique, particulièrement avec les méthodes combinées.

Par ailleurs, après un accouchement, les contraceptions oestroprogestatives limitent la production de lait. Pas terrible si vous allaitez. 

Chaque femme réagit différemment à la contraception hormonale. Ce qui convient parfaitement à votre amie ne vous conviendra peut-être pas du tout ! N'hésitez pas à tester différentes méthodes avec l'aide de votre gynécologue pour trouver celle qui vous correspond le mieux. 

Et si les celles que nous avons énumérées ne vous conviennent pas, n’hésitez pas à tester les méthodes hormones free. 

Bon à savoir : parce qu’il n’y a pas que les femmes qui doivent subir les effets de la contraception, pensez à jeter un oeil sur les options masculines. 

Et pendant cette période d'adaptation, nos culottes menstruelles seront vos meilleures alliées pour gérer les flux irréguliers. 


Sources : 

  • Ameli - Contraception hormonale - Consulter 
  • Inserm - Contraception - Consulter 
  • Statista - Répartition des Françaises selon la méthode de contraception - Consulter 



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