Découvrir Mademoiselle Culotte : la première marque française 🇫️🇷️ à avoir rendu la culotte menstruelle accessible à toutes les femmes.
idées reçues sur les sautes d'humeur

Les sautes d'humeur pendant les règles : entre mythe et réalité

Un jour, vous vous sentez irritable. Le lendemain, plus sensible que d’habitude. Et rapidement, une petite phrase revient : “ça doit être les règles”. Mais est-ce vraiment aussi simple ? Les sautes d’humeur pendant les règles sont souvent caricaturées ; trop émotives, instables, exagérées. Pourtant, derrière ces clichés, il existe des mécanismes biologiques bien réels. Et surtout, des nuances importantes. Alors décortiquons les idées reçues. 


Les idées reçues sur les sautes d’humeur menstruelles


“Irritable ? Sensible ? À fleur de peau ? Ah… ça doit être vos règles.”

On l’a toutes entendu. Et parfois, on finit même par le croire. Mais entre clichés culturels et réalité biologique, il y a un écart. Alors on fait le tri.


“Les règles rendent forcément de mauvaise humeur”


Mythe.

Toutes les femmes ne vivent pas de sautes d’humeur pendant leurs règles. Certaines ne ressentent presque aucun changement émotionnel. D’autres, oui.

Ce qui varie, c’est la sensibilité individuelle aux fluctuations hormonales. Deux femmes peuvent avoir le même taux d’hormones et réagir différemment.

Ce n’est donc pas automatique. Ce n’est pas universel. Et ce n’est pas une fatalité.

💡 Bon à savoir : Les variations d’humeur surviennent le plus souvent avant les règles, pendant la phase prémenstruelle. On confond souvent les deux.


“C’est uniquement hormonal”


En partie vrai. Mais incomplet.

Oui, les hormones jouent un rôle. Avant les règles, les taux d’œstrogènes et de progestérone chutent. Cette baisse influence la sérotonine, un neurotransmetteur lié à l’humeur. Mais réduire les sautes d’humeur menstruelle à “juste des hormones”, c’est trop simple.

D’autres facteurs entrent en jeu :

  • fatigue accumulée
  • douleurs pelviennes
  • troubles du sommeil
  • stress
  • charge mentale
  • alimentation déséquilibrée

En gros, votre corps est déjà sous tension. Les hormones peuvent amplifier ce terrain.


“Si je pleure pour rien, c’est que j’exagère”


Faux.

Pendant la phase prémenstruelle, la sensibilité émotionnelle peut augmenter. Une remarque anodine peut toucher davantage. Un petit stress peut sembler plus lourd.Cela ne veut pas dire que vous “inventez” votre émotion. Elle est réelle. Elle est juste plus intense.

Ce n’est pas un manque de contrôle. C’est une modulation biologique de la réactivité émotionnelle.Et se juger ne fait qu’ajouter une couche de stress.


“C’est dans la tête”


Non. C’est aussi dans le cerveau.

Les hormones sexuelles interagissent avec des neurotransmetteurs, comme la sérotonine et le GABA. Ces messagers chimiques influencent l’anxiété, l’irritabilité et la régulation émotionnelle.

Donc non, ce n’est pas “imaginaire”. Mais ce n’est pas non plus uniquement biologique. Le contexte compte : 

Tout cela peut accentuer les variations émotionnelles liées au cycle.


“On doit juste faire avec”


Encore un mythe.

Oui, des variations légères peuvent être normales pendant les règles. Mais si vos sautes d’humeur deviennent envahissantes, récurrentes, ou impactent votre quotidien, ce n’est pas quelque chose à ignorer.


Autant de mythes qui s’expliquent par un gros manque d’éducation. On dit que les femmes sont “trop émotives”, et ça suffit. Pourquoi chercher à aller plus loin et à comprendre les effets du cycle menstruel ? Heureusement, les stéréotypes culturels commencent à s’effacer et les règles deviennent de moins en moins tabous. Mais il y a encore du chemin à faire. Et Mademoiselle veut justement y contribuer en décryptant tous les mystères du cycle féminin. 

 

Image blog déprime pendant les règles


Les sautes d’humeur pendant les règles, une réalité biologique 


Avant de parler de “caractère” ou d’“hypersensibilité”, revenons au point de départ : votre cycle. Les sautes d’humeur liées aux règles ne sortent pas de nulle part. Elles suivent une logique biologique. Mais cette logique n’explique pas tout. Et surtout, elle ne signifie pas que tout est normal.


Les fluctuations hormonales


Un cycle menstruel dure en moyenne 28 jours. Il se divise en plusieurs phases.

Pendant la première partie du cycle, les œstrogènes augmentent progressivement. Cette hormone soutient l’énergie, la motivation et la stabilité émotionnelle.

Après l’ovulation, la progestérone prend le relais. Puis, juste avant les règles, les taux d’œstrogènes et de progestérone chutent brutalement.

C’est cette chute hormonale qui peut influencer l’humeur.

Pourquoi ?

Parce que ces hormones interagissent avec la sérotonine. Or, la sérotonine joue un rôle clé dans la régulation émotionnelle. Quand son niveau baisse, vous pouvez vous sentir plus irritable, plus triste ou plus anxieuse.

Mais si toutes les femmes vivent cette chute hormonale, toutes ne développent pas des sautes d’humeur importantes. La différence se joue dans la sensibilité individuelle du cerveau à ces variations.


Le  syndrome prémenstruel - SPM 


Le syndrome prémenstruel correspond à un ensemble de symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent dans les jours précédant les règles.

Du côté émotionnel, on retrouve souvent de l’irritabilité, de la tristesse, de la tension nerveuse, de l’hypersensibilité et des difficultés de concentration. 

Ces symptômes disparaissent généralement avec l’arrivée des règles. 

Bien souvent, ces manifestations sont suffisamment marquées pour être gênantes, sans pour autant bloquer complètement le quotidien. À l’inverse du trouble dysphorique prémenstruel


Le trouble dysphorique prémenstruel - TDPM 


C’est la forme sévère du SPM. 

Ici, les symptômes émotionnels sont beaucoup plus intenses :

  • colère incontrôlable
  • grande tristesse
  • anxiété majeure
  • idées noires
  • conflits relationnels répétés

La différence ? L’impact sur la vie quotidienne. Travail, couple, relations sociales peuvent être fortement perturbés. Ce trouble reconnu qui nécessite un accompagnement médical.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, n’hésitez pas à consulter.


Pour vous aider à y voir plus clair dans ces sautes d’humeur en période de règles, voici un petit récapitulatif des comportements “normaux” ou “anormaux”. 


Variations d’humeur “normales”

Variations d’humeur “anormales”

Elles sont légères à modérées

Elles apparaissent avant les règles

Elles disparaissent avec les menstruations

Elles ne bouleversent pas votre vie

L’intensité augmente au fil des cycles

Vous avez l’impression de ne plus vous reconnaître
Des idées sombres apparaissent
Votre entourage remarque un changement majeur

Un repère simple : si votre humeur vous fait souffrir ou met en danger vos relations, ce n’est plus quelque chose à banaliser.


Les facteurs aggravants 


Les hormones expliquent une partie des variations émotionnelles. Mais elles ne travaillent pas seules.

Certains facteurs peuvent amplifier les sautes d’humeur pendant la période prémenstruelle :

  • un stress chronique qui épuise le système nerveux
  • un manque de sommeil répété
  • une alimentation déséquilibrée, pauvre en micronutriments
  • une consommation élevée de caféine ou d’alcool
  • des douleurs menstruelles mal soulagées
  • une charge mentale importante
  • certains contraceptifs hormonaux
  • des antécédents d’anxiété ou de dépression

Si votre corps est déjà sous pression, la phase prémenstruelle peut agir comme un révélateur.C’est pour cela que deux cycles ne se ressemblent pas toujours. Une période calme peut passer presque inaperçue. Une période stressante, elle, peut rendre les émotions beaucoup plus intenses.


La gestion des sautes d’humeur menstruelle étape par étape 


Se sentir un peu plus sensible avant ses règles, c’est une chose. Se sentir dépassée, vidée ou en conflit permanent, c’en est une autre.

Si vos sautes d’humeur deviennent lourdes à porter, l’objectif n’est pas de “prendre sur vous”, mais de comprendre et d’agir progressivement. Voici notre guide étape par étape


1 - Observer son cycle pour reprendre la main


Pendant deux ou trois cycles, notez votre humeur, votre niveau d’énergie, votre sommeil et vos douleurs éventuelles. Vous pouvez utiliser un carnet ou une application de suivi du cycle. 


Téléchargez l’App de Mademoiselle 


Ce suivi permet souvent de voir si les variations sont réellement cycliques. Et ça change tout. Quand on comprend que ce n’est pas permanent, mais lié à une phase précise, on culpabilise moins.


2 - Ajuster son hygiène de vie, sans chercher la perfection


On ne parle pas ici de tout changer du jour au lendemain. Mais de réduire les facteurs qui amplifient les variations émotionnelles.

  • Un sommeil plus régulier aide à stabiliser l’humeur.
  • Une activité physique douce soutient la production de sérotonine.
  • Une alimentation équilibrée limite les pics de glycémie qui jouent sur l’irritabilité.

Et surtout, essayez d’anticiper la phase sensible.Si vous savez que trois jours avant vos règles sont plus compliqués, évitez de surcharger votre agenda à ce moment-là. 


3 - Soulager aussi le corps


La douleur et l’inconfort aggravent l’irritabilité. C’est logique. Si vos règles sont douloureuses ou inconfortables, les soulager peut indirectement améliorer votre humeur.

Choisir une protection menstruelle confortable peut aussi faire la différence. Une culotte menstruelle bien adaptée évite les sensations d’humidité, les frottements ou la peur des fuites. Et moins d’inconfort physique, c’est souvent moins de tension mentale.

Votre corps et vos émotions sont liés. On ne peut pas traiter l’un sans l’autre.


4 - Consulter quand c’est nécessaire


Si vos sautes d’humeur sont intenses, récurrentes, ou s’accompagnent d’idées noires, il est important d’en parler. Un médecin, une sage-femme ou un gynécologue peuvent évaluer la situation et détecter un TDPM. Et si besoin, un psychologue peut vous aider à mieux comprendre les mécanismes émotionnels.

N’ayez pas honte de vos sautes d’humeur pendant les règles. Elles ne sont ni un mythe, ni une faiblesse.


Source : Manuel MSD : Syndrome prémenstruel - Consulter. 




Retour au blog