Découvrir Mademoiselle Culotte : la première marque française 🇫️🇷️ à avoir rendu la culotte menstruelle accessible à toutes les femmes.
Constipation et règles - Causes et solutions pour débloquer le transit

Constipation et règles - Causes et solutions pour débloquer le transit

Les crampes, la fatigue, les émotions en PLS, … et en plus, il faut gérer la constipation pendant les règles. Car à cette période du cycle, le transit intestinal se met à l’arrêt. Les responsables ? Vos hormones. Mais pas toujours. Alors comment savoir si c’est à cause de vos menstrues ou pas ? Et surtout, comment retrouver du confort aux toilettes ? Mademoiselle vous donne quelques pistes. 


Pourquoi les règles perturbent votre transit intestinal ?


Vous avez le ventre bloqué juste avant ou pendant vos règles ? Sachez que vous n'êtes pas seule. Cette constipation hormonale est l'un des symptômes les plus courants du cycle menstruel. 


Avant les règles : la progestérone met votre intestin en pause


Dans la semaine qui précède vos règles, votre corps produit de grandes quantités de progestérone. Cette hormone prépare l'utérus à une éventuelle grossesse. Mais elle a un effet secondaire bien connu : elle ralentit les contractions musculaires dans tout le corps, y compris dans l'intestin.

Résultat ? Les selles avancent moins vite dans le côlon. Elles restent plus longtemps en contact avec la paroi intestinale, perdent de l'eau et deviennent plus dures et difficiles à évacuer. C'est ce qu'on appelle la constipation hormonale : elle n'a rien à voir avec ce que vous avez mangé. C'est votre cycle qui en est responsable.

Si vous vous reconnaissez dans le schéma "je suis constipée juste avant les règles", c'est exactement ce mécanisme qui est en jeu. Et bonne nouvelle : il se résout généralement dès que la progestérone redescend, c'est-à-dire aux premiers jours des règles.


Pendant les règles : les prostaglandines, une hormone à double effet


Quand les règles arrivent, la progestérone chute. Le corps libère alors des prostaglandines, des substances qui déclenchent les contractions de l'utérus pour permettre l'évacuation de l'endomètre. Jusque-là, rien de surprenant.

Mais l'intestin et l'utérus sont voisins. Et les prostaglandines ne font pas toujours la différence entre les deux. Chez certaines femmes, elles accélèrent aussi les contractions intestinales. Ce qui donne plutôt de la diarrhée pendant les règles. Chez d'autres, c'est l'inverse : l'intestin se contracte de façon désordonnée, ralentit, et la constipation s'installe ou persiste.

C'est pour ça que deux femmes peuvent avoir des réactions complètement opposées au moment de leurs règles. L'une court aux toilettes, l'autre n'y va plus du tout. Les deux sont normales.


À lire aussi : J’ai mal à l'estomac pendant mes règles


Comment reconnaître la constipation menstruelle ?


Ventre gonflé, selles qui ne viennent pas, sensation de lourdeur… Ces symptômes 

peuvent avoir plein d'origines. Alors comment savoir si c'est vraiment votre cycle qui est en cause ? Il y a quelques indices qui ne trompent pas.


Les signes qui doivent vous mettre la puce à l'oreille


La constipation liée aux règles a une particularité : elle est cyclique. Elle revient au même moment chaque mois, presque comme une horloge. Si vous observez que votre transit se bloque systématiquement dans la semaine avant vos règles, ou que ça ne se débloque pas avant le deuxième ou troisième jour des règles, c'est un signal clair.

Concrètement, voici ce que vous pouvez ressentir :

  • Moins de 3 selles par semaine, ou une sensation d'évacuation incomplète
  • Des selles dures et sèches, difficiles à expulser
  • Un ventre gonflé et tendu, surtout en bas du ventre
  • Des crampes abdominales qui s'ajoutent aux douleurs de règles habituelles
  • Une sensation de pression pelvienne, comme si tout était comprimé

Ces symptômes apparaissent souvent en même temps que le syndrome prémenstruel : fatigue, seins sensibles, irritabilité. Tout ça fait partie du même tableau hormonal.


Constipation menstruelle ou constipation classique


Quand on est constipée en période de règles de façon régulière, on peut se demander si le problème ne vient pas d'ailleurs. Voici comment faire la différence.


Constipation menstruelle

Constipation classique

Timing

Avant ou pendant les règles, chaque cycle

Pas de lien avec le cycle

Durée

Quelques jours, se résout seule

Peut durer des semaines

Cause

Hormonale (progestérone, prostaglandines)

Alimentation, hydratation, stress, sédentarité

Résolution

Spontanée en fin de règles

Nécessite souvent un ajustement des habitudes

Symptômes associés

SPM, douleurs pelviennes, ballonnements

Variables

 

Si vos troubles digestifs disparaissent naturellement après vos règles et reviennent au cycle suivant, c'est très probablement de la constipation hormonale. En revanche, si elle persiste au-delà de vos règles ou s'intensifie de mois en mois, un avis médical s'impose.


Quand consulter pour des troubles digestifs liés aux règles ?


La constipation menstruelle est inconfortable, mais elle est rarement dangereuse. Il y a quand même des situations où il vaut mieux ne pas attendre :

  • La constipation dure plus d'une semaine sans s'améliorer
  • Vous avez du sang dans les selles
  • Les douleurs abdominales sont très intenses ou inhabituelles
  • Vous perdez du poids sans raison
  • Le problème s'aggrave à chaque cycle

Dans ces cas-là, parlez-en à votre médecin. Car une constipation cyclique sévère peut parfois cacher autre chose, comme un syndrome de l'intestin irritable ou une endométriose intestinale.


Comment soulager la constipation pendant les règles ?


Revoir son alimentation pendant cette période


En phase prémenstruelle, les envies changent : chocolat, plats salés, aliments réconfortants. Le problème, c'est que ces aliments sont souvent pauvres en fibres et riches en graisses saturées. Exactement ce qui ralentit encore plus un transit déjà au ralenti à cause de la progestérone.

Quelques ajustements suffisent à faire une vraie différence :

Privilégiez :

  • Les fibres solubles : flocons d'avoine, pommes, carottes cuites, légumineuses. Elles ramollissent les selles sans irriter l'intestin.
  • L'eau chaude le matin à jeun, ou une tisane au fenouil ou au gingembre. La chaleur stimule les contractions intestinales.
  • Les pruneaux et les kiwis : leur effet sur le transit est l'un des mieux documentés.

Limitez :

  • Les produits laitiers en excès, qui peuvent ralentir le transit chez certaines femmes 
  • Le riz blanc, la banane pas mûre, le pain blanc, .. bref les aliments constipants
  • Les aliments ultra-transformés et les fast-foods, pauvres en fibres et en eau

Et surtout : hydratez-vous. Une selle, c'est 75 % d'eau. Quand vous ne buvez pas assez, l'intestin récupère l'eau disponible dans les selles, et elles durcissent. Visez 1,5 à 2 litres par jour, plus si vous avez des crampes et transpirez.


Photo digestion

 

Bouger, même un peu


Quand on a mal au ventre et les règles douloureuses, le réflexe naturel c'est de s'allonger. C'est compréhensible. Mais la sédentarité aggrave la constipation menstruelle.

Le mouvement stimule mécaniquement le péristaltisme : les contractions qui font avancer les selles dans l'intestin. Pas besoin de courir un marathon. Une marche de 20 à 30 minutes suffit à relancer le transit.


Les remèdes naturels qui ont fait leurs preuves


Avant d'aller chercher un médicament, quelques options naturelles méritent d'être testées.

  • L'huile d'olive à jeun : une cuillère à soupe le matin, avant de manger. Elle lubrifie l'intestin et facilite le transit. Simple, efficace, sans effet secondaire.
  • Le magnésium : c'est le double allié des règles douloureuses. Il détend les muscles lisses (ce qui soulage les crampes utérines) et attire l'eau dans l'intestin (ce qui ramollit les selles). Une supplémentation en magnésium bisglycinate (mieux absorbé, moins laxatif que le magnésium marin) peut faire une vraie différence si vous êtes régulièrement constipée en période de règles.
  • Les probiotiques : le microbiote intestinal influence directement la motilité du côlon. En cas de constipation chronique ou cyclique, une cure de probiotiques (notamment Lactobacillus et Bifidobacterium) peut aider à rééquilibrer le transit sur le long terme.


Et si rien ne suffit : les laxatifs doux


Parfois, malgré tous les ajustements, le transit ne repart pas. Dans ce cas, un laxatif doux ponctuel peut être envisagé, mais pas n'importe lequel.

Les laxatifs osmotiques (macrogol, lactulose) sont les mieux adaptés : ils attirent l'eau dans le côlon pour ramollir les selles, sans stimuler artificiellement les contractions intestinales. Ils sont généralement bien tolérés et disponibles sans ordonnance.

En revanche, évitez les laxatifs stimulants (séné, bisacodyl) en automédication prolongée. Ils peuvent créer une dépendance du côlon à long terme et aggraver le problème.

Et si vous prenez de l'ibuprofène pour vos douleurs de règles, sachez qu'à doses répétées, les anti-inflammatoires peuvent eux aussi ralentir le transit. Ce n'est pas une raison d'arrêter de les prendre si vous en avez besoin, mais c'est un facteur à garder en tête.


💡Bon à savoir : Si vous avez recours à un laxatif plus de deux ou trois cycles de suite, parlez-en à votre médecin. Une constipation menstruelle qui nécessite un traitement régulier mérite une prise en charge adaptée.

Retour au blog