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Comment augmenter ses chances de tomber enceinte ?
L’envie de bébé est là. Mais votre corps ne semble pas répondre à votre désir de grossesse. Alors comment augmenter ses chances de tomber enceinte ? Pas de recette miracle, juste de bonnes habitudes à prendre pour concevoir plus facilement. Rapports sexuels au bon moment, hygiène de vie, bilan médical, … Mademoiselle a pioché les conseils des gynécologues pour booster votre fertilité.
1 - Connaître sa fenêtre fertile pour augmenter ses chances de tomber enceinte
Une femme n'est fertile que quelques jours par mois. Pendant tout le reste du cycle, une grossesse est biologiquement impossible. Autant dire que bien connaître sa fenêtre fertile, c'est déjà mettre de son côté l'un des leviers les plus puissants.
Mais à quoi correspond la fenêtre de fertilité des femmes ?
Elle dure environ 6 jours : les 5 jours qui précèdent l'ovulation, plus le jour de l'ovulation lui-même. Pourquoi si longtemps ? Parce que les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu'à 5 jours dans le corps. L'ovule, lui, n'est viable que 12 à 24 heures après sa libération. Le rapport peut donc avoir eu lieu bien avant l'ovulation et mener quand même à une fécondation.
Mais tous ces jours ne se valent pas. Selon une étude de référence publiée dans le New England Journal of Medicine, les chances de conception atteignent leur pic à J-2 (27 %) et J-1 (31 %) par rapport à l'ovulation. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, le pourcentage de tomber enceinte le jour même de l'ovulation tombe à 21 %. Quatre jours avant, elle tombe entre 10 et 12 %, et cinq à six jours avant, elle se situe entre 0 et 5 %.
Bon à savoir : Vous avez sûrement entendu que l'ovulation a lieu au 14e jour d'un cycle de 28 jours. C'est une moyenne. Et elle ne correspond pas à la réalité de la plupart des femmes. Bien souvent, le cycle est soit plus court, soit plus long. Se fier au J14 sans vérifier, c'est risquer de passer à côté de sa fenêtre fertile.
Comment repérer son ovulation ?
Il existe plusieurs méthodes pour repérer sa fenêtre d’ovulation et maximiser ses chances de tomber enceinte. Elles se complètent bien, et vous pouvez en combiner plusieurs :
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Méthode |
Comment ça marche |
Avantages |
Limites |
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Test d'ovulation urinaire |
Détecte le pic de LH (hormone qui déclenche l'ovulation) 24 à 36h avant |
Fiable, simple |
Coût si usage répété |
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Courbe de température |
La température monte d'environ 0,4–0,5°C après l'ovulation |
Gratuit, révèle le cycle sur la durée |
Confirme après coup, pas avant |
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Observation de la glaire cervicale |
À l'approche de l'ovulation, elle devient transparente, élastique, semblable à du blanc d'œuf |
Gratuit, utilisable à tout moment |
Demande de l'entraînement |
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Application de suivi de cycle |
Calcule une fenêtre probable selon vos données |
Pratique |
Moins fiable si cycles irréguliers |
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2 - Avoir des rapports sexuels au bon rythme (sans en faire une obsession)
Une fois qu'on connaît sa fenêtre fertile, la tentation est grande de tout planifier au millimètre. Calendrier, alarmes, positions... et une pression qui monte au fil des cycles. Sauf que transformer la conception en mission chronométrée, ça n’aide pas ni mentalement, ni physiologiquement.
La bonne nouvelle : il n'y a pas besoin d'être aussi précis pour augmenter ses chances de tomber enceinte. Ce qui compte, c'est la régularité.
Quatre rapports ou plus par semaine serait la fréquence optimale pour concevoir. En pratique, viser un rapport tous les 1 à 2 jours pendant la fenêtre fertile reste la stratégie la plus efficace, sans pour autant négliger le reste du cycle. Ça reste un moment de plaisir (pas juste un acte de reproduction).
Pourquoi ne pas tout concentrer sur le jour J ?
- D'abord, parce que l'ovulation est difficile à dater avec une précision absolue, même avec un test.
- Ensuite, parce que les spermatozoïdes deviennent moins mobiles après une abstinence de cinq à six jours. Autrement dit, une longue pause avant "le grand jour" ne donne pas un meilleur résultat. C'est même l'inverse.
À l'autre extrême, multiplier les rapports plusieurs fois par jour n'est pas non plus la solution. Faire l'amour plusieurs fois par jour diminue la concentration des spermatozoïdes et pourrait réduire les chances de fécondation.
Et le mythe des jambes en l'air après le rapport ? Pas besoin. L'écoulement visible après un rapport correspond simplement à du liquide séminal : les spermatozoïdes mobiles se déplacent très rapidement dans la glaire cervicale. S'allonger avec les jambes en l'air ne change rien à l'affaire.
3 - Adopter une alimentation qui soutient la fertilité
Ce qu'on mange influence directement le fonctionnement hormonal, la qualité des ovules et celle des spermatozoïdes. Pas besoin d'un régime miracle ou de supprimer des catégories entières d'aliments. Ce qui compte, c'est d'apporter à son corps les bons nutriments au bon moment.
Voici ceux qui font vraiment la différence :
- L'acide folique (vitamine B9) est à commencer avant même d'être enceinte. Une supplémentation de 400 microgrammes par jour est recommandée chez toutes les femmes ayant un projet de grossesse. On en trouve dans les légumes verts à feuilles, les légumineuses et les agrumes, mais un complément reste nécessaire pour atteindre la dose recommandée.
- Les oméga-3 jouent un rôle sur la qualité ovocytaire et spermatique. Chez les hommes, plus ils en consomment, plus le nombre, la vivacité et la concentration des spermatozoïdes augmente.
- La vitamine D est souvent en carence sans qu'on le sache.Si c’est votre cas, une supplémentation suffit généralement à corriger la situation.
- L'iode est le grand oublié de la fertilité. D’autant plus que de nombreuses femmes auraient des apports en iode insuffisants. Une carence peut perturber la thyroïde, le cycle féminin et le développement du fœtus. Pour faire le plein, consommez du poisson, des algues, des œufs et du sel marin iodé.
À côté, les produits ultra-transformés et le sucre raffiné méritent d'être limités. Ils perturbent l'équilibre glycémique et hormonal, deux paramètres directement liés à la régularité du cycle et à la qualité de l'ovulation.
Idem pour la caféine. Elle n'est pas à bannir, mais à surveiller. Rester sous les 200 mg par jour (environ 2 cafés) est la recommandation courante en période de conception.
L'alimentation ne fait pas tout, mais elle prépare le terrain de la conception.

4 - Maintenir un poids de forme pour maximiser ses chances de grossesse
Le poids corporel influence la production hormonale. Et quand les hormones déraillent, c'est souvent l'ovulation qui en pâtit en premier.
La zone idéale pour la fertilité se situe entre un IMC de 19 et 25. En dehors de cette fourchette (dans un sens comme dans l'autre) les cycles peuvent devenir irréguliers, voire s'interrompre complètement.
Un excès de poids favorise une surproduction d'œstrogènes stockés dans le tissu adipeux. Ce déséquilibre peut bloquer la sélection d'un follicule dominant et empêcher l'ovulation. C’est un mécanisme fréquent chez les femmes atteintes du SOPK, souvent associé au surpoids.
À l'autre extrême, la maigreur ou les régimes hypocaloriques stricts envoient à l'organisme un signal de survie. Le corps, en manque d'énergie, met la reproduction en veille. Les cycles s'espacent ou disparaissent. C'est une réponse physiologique normale, mais qui complique évidemment le projet de grossesse.
Si une perte de poids est nécessaire, mieux vaut s'y mettre avant de concevoir plutôt que pendant les essais. Même une amélioration modérée suffit souvent à rétablir des cycles réguliers. L'important est d'y aller progressivement, sans restriction alimentaire sévère, pour éviter les carences qui nuiraient elles aussi à la fertilité.
Dans le même esprit, un entraînement sportif très intensif combiné à un apport calorique insuffisant peut produire le même effet qu'une maigreur : une ovulation perturbée. Ce n'est pas le sport en lui-même qui pose problème. C'est le déséquilibre énergétique qui en résulte parfois.
En cas de doute, une consultation avec un médecin ou une diététicienne reste la meilleure option.
5 - Arrêter le tabac, limiter l'alcool et le cannabis
Ce n'est pas une surprise, mais ça mérite qu'on en parle, parce que beaucoup sous-estiment l'impact réel de ces substances sur la fertilité.
- Le tabac : le tabagisme allonge le délai de conception (même chez les petits fumeurs) et augmente le risque d'infertilité de 30 %. Et ça vaut aussi chez les hommes, car le tabac réduit la mobilité des spermatozoïdes et provoque des anomalies de l'ADN spermatique.
- L'alcool : sa consommation peut réduire la fécondabilité et la réserve ovarienne chez la femme. Chez l'homme, une consommation importante peut entraîner une baisse de production de spermatozoïdes et une diminution du taux de testostérone. Il n'existe pas de seuil clairement établi en dessous duquel l'alcool serait sans effet. La recommandation la plus prudente : réduire au maximum dès le début du projet de grossesse, sans attendre le test positif.
- Le cannabis : sa consommation régulière peut perturber l'ovulation et réduire les chances de conception. Chez les hommes, elle altère le volume, le nombre, la morphologie et la mobilité des spermatozoïdes. Son effet sur la sécrétion des hormones déclenchant l'ovulation en fait un facteur à ne pas négliger, même en usage occasionnel.
6 - Réduire le stress pour tomber enceinte plus rapidement
On entend souvent "détends-toi et ça viendra". C'est maladroit, et parfois blessant. Mais derrière ce conseil mal formulé, il y a quelque chose de réel : le stress chronique a un impact physiologique concret sur la fertilité.
Sous l'effet du stress, l'organisme libère du cortisol et de l'adrénaline. Lorsque cette réponse devient chronique, elle perturbe l'équilibre hormonal et peut provoquer des irrégularités menstruelles, des cycles sans ovulation, et une diminution de la qualité des ovules. Le cortisol élevé semble également diminuer le taux d'œstrogène, ce qui affecte le développement des ovocytes.
Une étude publiée dans la revue Annals of Epidemiology en 2016 a montré que le stress en période d'ovulation réduisait de 45 % les chances de concevoir. C'est un chiffre significatif, même s'il faut le nuance. Le stress peut retarder l'ovulation, mais la plupart des femmes concernées conçoivent quand même si l'ovulation reste régulière. Le stress n'est donc pas une condamnation. Mais à dose chronique, il complique clairement les choses.
Ce qui ne sert à rien, en revanche, c'est de culpabiliser de ne pas être assez détendue. "Je ne tombe pas enceinte parce que je stresse trop" est un raccourci qui ajoute du stress au stress. L'objectif n'est pas la zen attitude parfaite. C'est d'intégrer quelques habitudes concrètes qui aident le système nerveux à souffler. Sans oublier d’inclure votre partenaire dans cette démarche.
À lire aussi :
- L’impact des règles peu abondantes sur la fertilité
- C’est quoi l’insuffisance lutéale
- Peut-on tomber enceinte sous stérilet
7 - Limiter l'exposition aux perturbateurs endocriniens
Des polluants présents dans notre environnement quotidien peuvent altérer la fertilité féminine. Bisphénol A, phtalates, pesticides, dioxines, PFAS, … Ils perturbent la réserve ovarienne, l'ovulation ou l'implantation embryonnaire, et favorisent des pathologies comme l'endométriose.
Concrètement, ces substances modifient la production naturelle des hormones en interférant avec leurs mécanismes de synthèse, de transport ou d'excrétion. Le corps reçoit de faux signaux hormonaux. Ce qui peut désorganiser le cycle menstruel sans que la femme en soit consciente.
Le problème, c'est qu'il est impossible de les éviter totalement. Ils sont partout : dans les emballages alimentaires, les cosmétiques, les produits ménagers, les vêtements, les pesticides sur les fruits et légumes. L'objectif n'est donc pas la zéro exposition, mais de réduire les sources les plus importantes au quotidien. Voici les gestes qui ont le plus d'impact :
- Côté cuisine : privilégiez les contenants en verre, inox ou céramique plutôt qu'en plastique, surtout pour les aliments chauds ou gras qui absorbent davantage les substances chimiques.
- Côté alimentation : choisissez des fruits et légumes bio en priorité pour les produits les plus traités aux pesticides (fraises, pommes, raisins, épinards).
- Côté cosmétiques : lisez les étiquettes et évitez les produits contenant des parabènes, phtalates ou parfums de synthèse. Des applications comme Yuka ou INCI Beauty permettent de scanner rapidement un produit.
- Côté protections hygiéniques : évitez les tampons et serviettes jetables conventionnelles, car ils contiennent souvent des résidus de pesticides ou de dioxines. À la place, passez à la culotte menstruelle pour augmenter vos chances de grossesse.
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8 - Faire le point avec un professionnel de santé pour vous aider à concevoir
On a tendance à attendre que quelque chose ne fonctionne pas pour consulter. Pourtant, une consultation préconceptionnelle peut éviter des mois de tâtonnements inutiles.
Cette consultation peut se faire avec un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Elle permet de faire le point sur plusieurs éléments concrets :
- Le statut vaccinal : rubéole, varicelle, coqueluche. Certaines infections contractées pendant la grossesse peuvent avoir des conséquences graves pour le bébé. Mieux vaut vérifier son immunité avant de concevoir, car certains vaccins sont contre-indiqués pendant la grossesse.
- Les antécédents médicaux et familiaux : maladies chroniques, troubles hormonaux connus, antécédents familiaux de maladie génétique, … Autant d'éléments qui peuvent orienter le suivi ou déclencher des examens complémentaires.
- La thyroïde : un dysfonctionnement thyroïdien non détecté peut perturber l'ovulation et le cycle sans symptômes évidents. Un simple dosage de la TSH dans le bilan sanguin suffit à le dépister.
- L'arrêt de la contraception : selon la méthode utilisée, le retour à un cycle régulier peut prendre quelques semaines à plusieurs mois. En parler avec un professionnel permet d'anticiper et de ne pas s'inquiéter inutilement si les cycles mettent du temps à se stabiliser.
- Les médicaments en cours : certains traitements courants interfèrent avec la conception. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'aspirine ou l'ibuprofène bloquent la production des prostaglandines, des hormones qui interviennent dans l'ovulation, la fécondation et l'implantation de l'embryon.
Sur ces bons conseils, on vous laisse passer sous la couette avec votre partenaire pour augmenter vos chances de tomber enceinte.
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Sources :
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