Découvrir Mademoiselle Culotte : la première marque française 🇫️🇷️ à avoir rendu la culotte menstruelle accessible à toutes les femmes.
regles douloureuses a l'adolescence

Règles douloureuses chez l’adolescente : quand consulter ?

Avoir des règles douloureuses à l’adolescence, c’est “normal”. Enfin ça, c’est la réponse qu’on nous donne presque à chaque fois. Pourtant, entre un inconfort menstruel et des règles qui clouent au lit, il y a une vraie différence. Crampes intenses, fatigue extrême, nausées, maux de tête… Certaines adolescentes vivent leurs règles comme une épreuve, mois après mois. Alors à partir de quand faut-il consulter ? Comment soulager ces maux ? Mademoiselle fait le point sur les menstrues des jeunes filles.

Les règles douloureuses à l’adolescence : est-ce normal ?


Des règles douloureuses à 14 ans, c’est fréquent. Mais fréquent ne veut pas dire anodin. Alors pour savoir si c’est normal ou non, il faut déjà comprendre quel type de douleurs vous avez en face de vous.


Dysménorrhée primaire 


Dans la grande majorité des cas, les règles douloureuses chez l’adolescente sont liées à ce qu’on appelle une dysménorrhée primaire.
En clair, l’utérus se contracte trop fort pour évacuer la muqueuse utérine. Ces contractions sont provoquées par des substances appelées prostaglandines.

Plus il y en a, plus l’utérus se contracte. Et plus ça fait mal.

Ce type de douleurs apparaît souvent :

  • dans les 1 à 3 ans après les premières règles
  • au début du cycle, parfois dès les premières heures
  • sans autre symptôme gynécologique associé

Elles peuvent irradier dans le bas du dos ou les cuisses. Et elles sont parfois accompagnées de fatigue, de nausées ou de maux de tête. C’est désagréable, parfois très pénible, mais ce n’est pas lié à une maladie.


Dysménorrhée secondaire 


Plus rarement, les douleurs sont dues à une dysménorrhée secondaire. Ici, les règles douloureuses ne sont pas seulement une réaction “normale” du corps. Elles sont le symptôme d’un problème menstruel sous-jacent à l’adolescence.

Cela peut être :

  • une endométriose
  • une malformation utérine
  • plus rarement, une infection

Ces douleurs ont souvent des caractéristiques différentes. Elles peuvent s’aggraver avec le temps, apparaître en dehors des règles ou résister aux traitements classiques. Dans ce cas, la douleur n’est plus un simple inconfort. Et c’est là que la question de la consultation devient essentielle.


💡Bon à savoir : la dysménorrhée secondaire apparaît à l’âge adulte. C’est pour ça qu’on diagnostique peu d’endométriose à 12 ans. Mais ce n’est pas impossible. 


culotte menstruelle ado Léa assis

 

Pourquoi les règles sont-elles douloureuses chez les adolescentes ?


Un cycle encore immature


Après les premières règles, le cycle n’est pas immédiatement stable. L’axe hormonal entre le cerveau et les ovaires met du temps à se régler.
Résultat ? Les ovulations sont parfois absentes ou irrégulières. Or, ce déséquilibre hormonal favorise une production plus élevée de prostaglandines. Ce sont elles qui intensifient les contractions de l’utérus. Plus de contractions. Plus de pression. Plus de douleur.

C’est aussi pour cette raison que certaines adolescentes ont des cycles très variables. Et des règles parfois très douloureuses, parfois beaucoup moins.


Une sensibilité accrue à la douleur


Pendant la puberté, le système nerveux est encore en maturation. La perception de la douleur peut donc être plus intense.
À cela s’ajoute souvent un manque de sommeil, un rythme scolaire exigeant, du stress émotionnel ou social. Pas idéal pour se sentir bien dans sa peau. Or, le corps a alors moins de ressources pour “encaisser” la douleur. Ce qui peut la rendre plus difficile à supporter, même si la cause est bénigne.


Des facteurs du quotidien qui amplifient les douleurs


Certains éléments aggravent clairement les règles douloureuses chez l’adolescente, comme : 

  • une alimentation pauvre en fer ou en magnésium
  • une hydratation insuffisante
  • une activité physique très faible ou excessive
  • le stress chronique
  • la fatigue accumulée

Pris isolément, ces facteurs peuvent sembler secondaires. Mais combinés aux variations hormonales, ils peuvent transformer une douleur modérée en règles vraiment difficiles à vivre pour les jeunes filles. 


Quand les règles douloureuses doivent-elles alerter ?


Crampes, fatigue, maux de tête, nausées, … à l’adolescence, les règles douloureuses et ses effets secondaires sont normaux. Mais pas toujours. 


Les signaux à ne pas ignorer


Certains signes doivent inciter à consulter, même si les règles douloureuses sont souvent banalisées à l’adolescence.

C’est le cas lorsque la douleur :

  • empêche régulièrement d’aller en cours ou de suivre une journée normale
  • ne diminue pas malgré les antalgiques ou la chaleur
  • s’aggrave avec les cycles au lieu de s’atténuer
  • s’accompagne de malaises, de vomissements ou d’une fatigue intense

Des douleurs qui isolent, épuisent ou deviennent ingérables ne sont jamais “juste psychologiques” ni “dans la tête”. Elles traduisent souvent un déséquilibre, voire un trouble menstruel à l’adolescence. 


Focus sur l’endométriose chez les jeunes filles 


L’endométriose peut toucher des adolescentes, parfois dès les premières règles. Elle se manifeste souvent par des douleurs très intenses, résistantes aux traitements classiques, et parfois présentes en dehors des règles.

Le problème, c’est que ces douleurs sont encore trop souvent minimisées, au motif que “les règles font mal”. Pourtant, plus le diagnostic est posé tôt, plus la prise en charge est efficace.

Alors n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé (médecin traitant, sage-femme ou gynécologue) dès que les symptômes deviennent “anormaux”. 


Comment soulager les règles douloureuses à l’adolescence ?


Quand les règles font mal, l’objectif n’est pas de “tenir bon”, mais de soulager la douleur de façon adaptée. Heureusement, il existe différentes solutions pour atténuer la douleur des jeunes filles : 

  • Les remèdes de grands-mères, comme les tisanes ou la bouillotte chaude sur le bas ventre. 
  • L’alimentation équilibrée, éventuellement accompagnée de compléments pour agir là où ça fait mal. 
  • Les solutions médicamenteuses, comme les antalgiques (de type paracétamol) ou les  anti-inflammatoires non stéroïdiens pour les crampes. 
  • La contraception hormonale est une solution souvent privilégiée par les professionnels. Non, ce n’est pas miraculeux, mais ça permet en même temps d’éviter une grossesse non désirée. 

Globalement, les menstruations invitent à prendre soin de soi, que ce soit à travers des activités apaisantes, une bonne nuit de sommeil, des exercices de respiration, etc. 


💡Bon à savoir : Le confort menstruel joue aussi un rôle souvent sous-estimé. Des vêtements trop serrés ou des protections inconfortables peuvent accentuer les sensations de pression et de gêne. Et justement, avec les culottes menstruelles de Mademoiselle, vous avez moins de frottements, moins de compression pour mieux vivre cette période. 


Découvrez nos modèles ados 



Sources : 

  • EndoFrance : Endométriose chez les jeunes - Consulter 
  • Ameli : Informations sur les règles de la jeune fille - Consulter 



Retour au blog