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IRM pelvienne pendant ses règles - Faut-il reporter ?
Le rendez-vous est programmé pour l’IRM pelvienne, … et là, vos règles ont décidé de s’inviter. Alors faut-il maintenir l’examen de radiologie ? Entre la peur d’être gênée et le doute sur la fiabilité des images, de nombreuses femmes hésitent à maintenir leur rendez-vous. Et on les comprend. Pourtant, les menstruations ne sont pas forcément un obstacle à l’imagerie par résonance magnétique. Elles peuvent même aider le médecin à mieux voir ce qui se passe dans votre bassin.
À quoi sert l’IRM pelvienne ?
L’IRM pelvienne sert avant tout à analyser en détail les organes du bassin : l’utérus, les ovaires, les trompes, la vessie et parfois le rectum. Car l’imagerie par résonance magnétique offre une vision très précise des tissus, bien plus fine qu’une échographie classique.
Et cette précision permet de détecter plusieurs troubles gynécologiques, comme l’endométriose, les fibromes, les kystes ovariens ou encore certaines inflammations pelviennes. Le radiologue peut ainsi observer la structure des organes, repérer des lésions invisibles à d’autres examens et comprendre l’origine de douleurs, de saignements inhabituels ou de règles très abondantes. Ils peuvent alors poser un diagnostic fiable et proposer un traitement adapté.
Autant dire que l’IRM pelvienne est bien plus qu'un examen de routine. Elle vous aide à reprendre le contrôle sur votre santé intime. Seulement voilà, il arrive que des contretemps freinent l’examen, comme les menstrues qui débarquent au mauvais moment (comme toujours).
Peut-on faire une IRM pelvienne pendant ses règles ?
Ce que disent les professionnels de santé
Bonne nouvelle : avoir ses règles ne vous empêche pas de passer une IRM pelvienne. Médicalement parlant, il n’y a aucune contre-indication. Le sang menstruel n’altère pas la qualité des images, car l’IRM repose sur la captation des tissus et non des fluides. En clair, votre radiologue verra très bien ce qu’il doit observer, que vous soyez en plein flux ou non.
Et si beaucoup de femmes pensent qu’il vaut mieux attendre la fin du cycle, c’est plus une idée reçue sans fondement. Car si l’examen a été prescrit pour des douleurs, des saignements ou une suspicion d’endométriose, il est préférable de le faire quand les symptômes sont présents. Cela aide le médecin à repérer plus facilement les zones enflammées ou sensibles.
Ce qui compte, c’est le motif de la prescription. Pour certaines pathologies (comme l’endométriose ou les kystes ovariens), les médecins peuvent recommander un créneau précis du cycle pour obtenir des images plus nettes. Mais si votre rendez-vous tombe en pleine période menstruelle, inutile de l’annuler. Le plus important, c’est de prévenir le centre d’imagerie, qui saura s’adapter.
Mieux vaut une IRM faite à temps qu’un examen repoussé pendant des semaines.
Une question de confort personnel
Sur le plan médical, rien ne s’oppose à la réalisation de l’IRM pelvienne en période de règles. Mais sur le plan personnel, c’est autre chose. Certaines femmes se sentent simplement moins à l’aise pendant leurs menstruations. Que ce soit à cause d’un léger inconfort lié au flux, d’un sentiment de honte à cause du sang qui coule, des douleurs qui vous assaillent, … Bref, les raisons vous sont personnelles.
Mais rappelez-vous qu’en aucun cas, les professionnels de santé ne vous jugeront parce que vous avez vos menstrues.

Comment se préparer à une IRM pelvienne pendant ses règles ?
Avant l’examen
Si votre rendez-vous tombe pendant vos règles, pas besoin de tout chambouler. Il suffit de prévoir quelques ajustements pratiques :
- La protection menstruelle : vous pouvez garder un tampon ou une culotte menstruelle fine si cela vous aide à vous sentir plus à l’aise. Évitez simplement les serviettes épaisses, qui risquent d’être inconfortables en position allongée.
- La vessie : le jour de l’examen, il est souvent demandé d’avoir la vessie modérément remplie, sauf indication contraire du radiologue. Buvez un peu d’eau avant, sans exagérer.
- La gestion des douleurs : si vous souffrez de crampes menstruelles, n’hésitez pas à prendre un antalgique léger (paracétamol) ou une tisane d’achillée millefeuille avant de venir. Cela ne gênera en rien les images.
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Les vêtements et accessoires : évitez tout objet métallique (bijoux, vêtements avec armatures, fermetures, etc.).
Pendant l’examen
L’IRM pelvienne est un examen indolore et non invasif. Vous serez allongée sur le dos, dans une machine qui ressemble à un tunnel ouvert. Et ce, pendant 20 à 40 minutes, au cours desquels, on vous demandera de ne pas bouger.
Tout au long, vous risquez d’entendre des bruits sourds ou des claquements. C’est simplement le fonctionnement du champ magnétique.
💡 Bon à savoir : si vous êtes stressée ou claustrophobe, vous pouvez en parler à l’équipe avant de commencer. Ils ont l’habitude et sauront vous rassurer.
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Finalement, avoir ses règles n’est pas une raison pour reporter une IRM pelvienne. L’examen reste tout aussi fiable, que vous soyez en plein flux ou non. Le seul vrai critère, c’est votre confort.